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Comment écrit-on une page qu'un assistant IA a envie de citer ? La question a une réponse mesurée : celle de l'étude qui a donné son nom au GEO, publiée par Pranjal Aggarwal et ses coauteurs à la conférence KDD, en 2024. Nous l'avons relue en entier, tableaux de résultats compris.
Ce que l'étude a testé
Les auteurs ont réécrit des pages de 9 façons, puis mesuré leur place dans les réponses de moteurs génératifs, sur un banc d'essai de requêtes variées qu'ils ont construit pour l'occasion. Les 9 méthodes testées :
- un ton plus autoritaire
- l'ajout de statistiques
- le bourrage de mots-clés
- la citation de sources
- l'ajout de citations
- un langage simplifié
- une écriture plus fluide
- l'ajout de mots rares
- l'ajout de termes techniques
Ce qui marche : de la matière vérifiable
Les méthodes qui gagnent ajoutent toutes de la matière vérifiable. Citer ses sources en fait partie, comme l'ajout de citations ou de statistiques. Sur la principale mesure de l'étude, elles améliorent la visibilité d'une page de 30 à 40 % en relatif.
Le bourrage de mots-clés, recette ancienne du SEO, n'apporte presque rien, et fait parfois moins bien que la page d'origine. Un moteur génératif ne compte pas les répétitions : il cherche un passage qui répond, et qui paraît fiable.
Le résultat le plus encourageant concerne les petits sites. Les pages moins bien classées profitent le plus de ces méthodes : citer ses sources a fait gagner 115 % de visibilité à un site classé 5e dans les résultats, quand certains sites en tête ont vu la leur baisser.
L'étude insiste aussi sur une nuance : l'efficacité de chaque méthode varie selon les domaines. Ce qui marche pour un sujet de santé ne marche pas forcément pour un sujet juridique.
Ce que ça veut dire pour une page d'entreprise
- Chiffrez ce qui peut l'être : délai d'intervention, années d'activité, nombre d'avis, prix affichés. Un fait chiffré et vérifiable se cite mieux qu'une promesse
- Citez vos sources : une norme, un texte de loi, une aide publique, une étude, toujours avec un vrai lien
- Donnez la parole : un avis client réel, ou une phrase d'un membre de l'équipe, entre guillemets et attribuée, avec l'accord de la personne
- Répondez dès la première phrase : un assistant cherche un passage qui répond ; une introduction de 3 paragraphes le lui cache
- Laissez tomber les répétitions : un mot-clé dit de quoi parle la page, le répéter n'aide pas un moteur génératif
Nous nous appliquons ces règles, et c'est aussi ce que nous décrivions dans devenir la source que les IA citent.
Ce que l'étude ne dit pas
Elle a été menée sur des moteurs génératifs et sur son propre banc d'essai. Elle ne dit pas comment ChatGPT, Gemini ou Perplexity pondèrent aujourd'hui chaque page : aucun de ces opérateurs ne publie sa recette. Google, de son côté, écrit qu'aucune optimisation spéciale n'est requise pour apparaître dans ses réponses IA, et renvoie à ses consignes sur les contenus utiles et fiables.
C'est pourquoi nous mesurons chaque mois, pour nos clients, ce que les assistants reprennent de leurs pages, plutôt que d'appliquer une recette. La méthode complète est sur notre page visibilité IA, et le vocabulaire dans notre lexique.
FAQ
Faut-il remplir ses pages de statistiques ?
Non. L'étude mesure l'effet de statistiques pertinentes et sourcées. Un chiffre qu'on ne peut pas vérifier abîme la confiance du lecteur, et c'est lui qui décide d'appeler.
Les mots-clés ne servent-ils plus à rien ?
Ils servent toujours à dire de quoi parle une page. Ce qui ne sert pas, d'après l'étude, c'est de les répéter pour plaire à un moteur génératif.
Cette étude vaut-elle pour ChatGPT ?
Elle donne une direction, mesurée sur des moteurs génératifs. Aucun opérateur ne publie sa pondération : on vérifie en mesurant, question par question, ce que l'assistant reprend.